vendredi 3 février 2017

Nos données personnelles, amassées par les géants américains du numérique, doivent-elles aussi avoir peur de Donald Trump ?


L'arrivée de Donald TRUMP au pouvoir des Etats Unis change beaucoup de choses.....et nous secoue.
L'Europe , bien calée  sur ses oreillers, n'a pas pensé aux hypothèses les plus folles, dignes de la littérature de S.F. Cet article paru dans le journal  Libération et signé Amaelle Guiton @Liberation ... alerte. 
"Un nouveau danger, 
Autre domaine ou l'Europe n'a pas su garantir notre indépendance, notre sécurité de vie privée en jeu ?
Donald Trump : et maintenant, les données personnelles
"Le président a adopté un décret qui fragilise l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’UE et censé garantir la protection des données des citoyens européens hébergées en territoire américain.
Nos données personnelles, amassées par les géants américains du numérique, doivent-elles aussi avoir peur de Donald Trump ? La question n’aura pas tardé à se poser. Nichées dans l’un des deux décrets anti-immigration - celui consacré à la sécurité «à l’intérieur des Etats-Unis» - signés la semaine dernière par le nouveau président américain, quelques lignes ont mis en alerte les défenseurs de la vie privée en Europe. Elles excluent en effet les non-Américains et les non-résidents permanents du périmètre de la loi qui encadre l’utilisation des données personnelles par les agences fédérales.
De quoi s’interroger sur le devenir du Privacy Shield, l’accord-cadre entre l’Europe et les Etats-Unis sur le transfert de données personnelles depuis le Vieux Continent, entré en vigueur cet été. Négocié après les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance pratiquée par la NSA, cet accord est censé garantir aux citoyens de l’UE un niveau de protection équivalent à celui de la législation européenne… A Bruxelles, la Commission se veut rassurante. Du moins à court terme. Car si le décret Trump ne remet pas directement en cause le cadre légal existant, le signal politique ne fait que renforcer les inquiétudes, surtout du côté de ceux qui dénonçaient déjà les insuffisances du Privacy Shield.
Comment nos données transférées aux Etats-Unis sont-elles encadrées ?
Depuis une directive de 1995, l’Union européenne interdit le transfert de données personnelles vers les pays où leur niveau de protection est inférieur à ses propres standards, ce qui est le cas des Etats-Unis. En 2000, la Commission européenne et le département américain du Commerce ont donc mis sur pied un accord-cadre, le Safe Harbor (appelé en Europe «sphère de sécurité»). C’est cet accord qui permettait à quelque 5 000 entreprises américaines - dont Apple, Google ou Facebook - de stocker aux Etats-Unis les données de leurs utilisateurs européens : il leur suffisait de s’engager à respecter les normes européennes en la matière, via une certification… qu’elles pouvaient s’autodécerner.
Cette «garantie» toute relative a été dynamitée à l’été 2013 par les premières révélations d’Edward Snowden, en particulier celles sur le programme Prism, qui permet à la NSA d’accéder aux données stockées par les géants du Net. Une renégociation du Safe Harbor a été engagée. Parallèlement, un recours contre Facebook déposé après le scandale Prism par un étudiant en droit, l’Autrichien Max Schrems, est remonté jusqu’à la Cour de justice de l’Union européenne. Le 6 octobre 2015, cette dernière a purement et simplement invalidé le Safe Harbor. Les flux numériques ne se sont pas pour autant taris, les entreprises américaines pouvant s’appuyer sur des clauses contractuelles ou des règles de «bonne conduite» internes. Elles n’en dénonçaient pas moins une situation d’insécurité juridique. L’an dernier, l’Europe et les Etats-Unis ont fini par s’entendre sur un nouvel accord-cadre, le Privacy Shield («bouclier de confidentialité»). Entré en vigueur le 1er août, il est censé garantir aux citoyens de l’UE un «niveau de protection adéquat» de leurs données sur le sol américain.
A quoi s’étaient engagés les Etats-Unis sous Obama ?
Aux Etats-Unis, l’utilisation des données personnelles par les agences fédérales - y compris les agences de renseignement et services de sécurité comme la NSA et le FBI - est encadrée par le Privacy Act de 1974. Ce texte prévoit notamment, pour les citoyens américains et les résidents permanents légaux, des droits d’accès, de rectification et de recours en cas d’utilisation illicite de leurs données - avec des exceptions, en matière de sécurité nationale notamment.
Après les révélations de Snowden et la remise en cause du Safe Harbor, les Etats-Unis ont adopté en février 2016 une nouvelle loi, le Judicial Redress Act, qui étend ces droits aux citoyens de certains pays : pour l’heure, l’Union européenne dans son ensemble. En 2014, Barack Obama avait également signé une directive présidentielle reconnaissant à toute personne, quelle que soit sa nationalité, un «droit légitime à la vie privée», et qui est censée encadrer de manière plus stricte la collecte de données par le renseignement américain. C’est sur la base de ces évolutions que la Commission européenne a jugé «adéquat» le niveau de protection des données personnelles sur le sol américain, et que le Privacy Shield a été adopté.
Mais les défenseurs de la vie privée ne l’ont pas entendu de cette oreille. Plusieurs d’entre eux, dont Max Schrems ou l’eurodéputé vert allemand Jan Philipp Albrecht, ont dénoncé les insuffisances du Privacy Shield. Et le G29, qui regroupe les autorités européennes de protection des données personnelles - dont la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) en France - a regretté le «manque de garanties concrètes» au chapitre de la surveillance de masse. Les Etats-Unis se sont en effet engagés à mettre fin à la collecte indiscriminée de données… sauf motifs de sécurité nationale, et quand des «considérations techniques ou opérationnelles» l’imposent.
Que change le décret Trump ?
Aux termes du décret signé la semaine dernière, «les dispositions du Privacy Act sur la protection des données personnelles» ne doivent plus s’appliquer à ceux «qui ne sont ni des citoyens des Etats-Unis ni des résidents permanents légaux» et ce, «dans les limites de la loi applicable». Sur le papier, la loi de 1974 ne s’appliquait déjà pas à eux. Mais dans les faits, comme le note l’avocat Cobun Keegan sur le site de l’Association internationale des professionnels de la protection de la vie privée, plusieurs agences fédérales ont appliqué au fil des ans certaines des obligations du Privacy Act à des fichiers «mixtes», rassemblant Américains et non-Américains (des fichiers de voyageurs par exemple). Dès lors, ceux que le décret Trump exclut du périmètre de la loi n’auront plus aucun droit sur leurs données, qui seront plus facilement partagées au sein de l’administration. Pour Keegan, il y a là «un changement significatif dans la manière dont le gouvernement fédéral promet de traiter les informations personnelles sur les étrangers collectées via les programmes qui ne relèvent pas de la communauté du renseignement, comme les visas, les bases de données de réfugiés et les fichiers d’immigration».
Taillé pour la croisade anti-immigrés du milliardaire, le texte peut-il aussi remettre en cause le Privacy Shield ? De l’avis de nombreux juristes, ce n’est pas le cas, du moins pour l’instant : «un décret […] ne peut pas supplanter une loi», en l’occurrence le Judicial Redress Act, qui concerne les citoyens européens, rappellent deux contributeurs du site Lawfare, dédié aux questions de sécurité nationale. Même écho chez Joe McNamee, directeur exécutif de l’association European Digital Rights : «Si l’on interprète le décret au sens strict, on peut considérer que le Privacy Shield n’est pas directement et immédiatement détruit», explique-t-il à Libération. Citée par le site d’information Contexte, une porte-parole de la Commission européenne a assuré que le décret ne changeait rien pour l’accord transatlantique sur les données personnelles. Pour autant, à Bruxelles, le ton a changé. Ainsi la commissaire à la Justice, Vera Jourová, a-t-elle indiqué au site EUObserver qu’elle avait désormais «besoin d’être certaine que le Privacy Shield subsistera».
Quel avenir pour le Privacy Shield ?
Si le décret ne remet pas immédiatement en cause l’accord, les interrogations sur son devenir sont nombreuses. Au vu de la propension du nouveau locataire de la Maison Blanche à détricoter l’action de son prédécesseur, on peut notamment se demander ce qu’il adviendra de la directive Obama de 2014 sur laquelle s’appuie le Privacy Shield. Et d’autres signaux ont de quoi faire frémir. D’après CNN, l’administration Trump envisage désormais de demander à toute personne voulant entrer aux Etats-Unis de partager son historique de navigation web et ses contacts téléphoniques…
Interrogée par Libération, la présidente de la Cnil et du G29, Isabelle Falque-Pierrotin, juge que «les déclarations de Donald Trump donnent un éclairage sur les intentions du gouvernement américain, qui ne vont pas exactement dans le sens d’un renforcement de la protection des données personnelles des non-Américains». Alors que le Privacy Shield doit faire l’objet, avant l’été, d’une évaluation par les gendarmes européens des données personnelles, la vigilance est maximale. Sans compter que des recours contre le «bouclier de confidentialité» ont été lancés, notamment par trois associations françaises, dont la Quadrature du Net, qui le jugent non conforme aux exigences européennes. «Le Privacy Shield repose largement sur des assurances écrites dont la crédibilité était déjà faible sous Obama, souligne Joe McNamee. La question n’est pas tant de savoir s’il va s’effondrer, mais quand ça va arriver.» Avec Trump aux manettes, notre exposition aux «grandes oreilles» américaines se pose encore plus crûment que sous son prédécesseur. Ce qui n’est pas peu dire."



lundi 30 janvier 2017

affaires de photo.

"
Facebook en nous présentant à chacune des ouvertures de notre page, un article de nos archives nous fait du bien. On oublie vite que ce que nous avons écrit s'envole dans un "cloud" .
Cela devrait nous inciter à être prudent dans nos prises de position, mais cela me donne aussi la possibilité de suivre la progression de ma pensée sur quelques sujets qui me tiennent à coeur. Il en est ainsi de l'ordination pour les femmes dans l'Eglise catholique.
Merci donc pour cette piqûre de rappel.
Dans son blog Madame Gaulmyn nous faisait part le 28/01/2015 du sentiment que lui donna la photo prise à la suite de la nomination de Libby Lane, première femme evêque de l'Eglise d'Angleterre. Ils posaient tous rassemblés sur le parvis de la cathédrale d'York et "elle" rayonnante" au milieu d'eux "apportait un vent frais dans la cathédrale".
Je me souviens de l'émotion et l'intense regret pour notre Eglise catholique romaine que cette photo a aussi suscité en moi.
Au fil de son article, l'auteure , pour se consoler d'être catholique et de devoir accepter l'interdit écrivait :"Certes, la possibilité d’ordonner des femmes prêtres, et maintenant évêques, n’est, tout obstacle théologique mis à part, sans doute pas la seule solution. On peut même avancer que la plus grande chance des femmes, dans l’Église catholique, c’est justement de ne pas pouvoir l’être. Elles évitent ainsi de tomber dans le cléricalisme qui reste sans aucun doute, comme Péguy le disait, le plus gros défaut de notre Église. Et cela permet aux femmes de pouvoir incarner des figures autrement plus humaines que celle de prélats un peu trop amidonnés…"

Oui, on peut effectivement se féliciter personnellement de n'avoir pas la corde au cou et de pouvoir librement gambader dans le jardin de la Résurrection où le Seigneur nous appelle par notre nom.

Cette liberté, la plus grande et la plus belle qui soit, nul ne pourra jamais nous l'ôter.....mais c'est celle de tout baptisé,n'est-ce pas ? il n'y a rien qui soit particulier aux femmes. Le particulier pour les femmes ne touche-t-il pas toujours à l'interdiction ?
Quand au plus gros défaut de l'Eglise , le cléricalisme, on voit combien celle-ci y est attachée malgré , ou peut-être à cause, le peu de vocations.
Vous avez peut-être raison sur un point chère Madame GAULMYN , heureuses sommes nous d'être libres, de cette LIBERTE qui n'appartient qu'à ceux qui n'ont pas de pouvoir. Peut-être ....
Mais peut-être avez vous tors car nous avons un DEVOIR PROPHETIQUE.... ce n'est qu'en criant sur les marchés, les parvis des églises, en écrivant, créant des évènements, en réclamant à temps et contre temps l'abolition de la discrimination sexiste que nous rendrons service à l'Eglise. Ce n'est pas en acceptant ce qui est devenu inacceptable par l'évolution de la société occidentale que nous ferons bouger les choses. 
Seul celui qui a l'épée dans les reins trouve une solution.... Pourquoi se fatigueraient ils à dépasser des préventions qui viennent de si loin, si nous les incitons pas....
Un peu de theologie -ECOUTONS LUMEN GENTIUM : Le Christ est la lumière des peuples ; réuni dans l’Esprit Saint, le saint Concile souhaite donc ardemment, en annonçant à toutes les créatures la bonne nouvelle de l’Évangile répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église (cf. Mc 16, 15). L’Église étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le SIGNE et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain, elle se propose de mettre dans une plus vive lumière, pour ses fidèles et pour le monde entier, en se rattachant à l’enseignement des précédents Conciles, sa propre nature et sa mission universelle."
 Pourquoi oublions nous si souvent les lumières de Vatican II ? relisons :" l'Eglise étant, dans le Christ , en quelque sorte le sacrement , c'est à dire le SIGNE & LE MOYEN DE L'UNION INTIME AVEC DIEU ET DE L'UNITE DE TOUT LE GENRE HUMAIN........
 Croyez vous que nous soyons signe en affichant à la fois, pour la hierarchie, cette discrimination et pour les femmes catholiques ce terrible renoncement ?.

La vie est coquine, elle aime à se moquer.....Et les leçons sont souvent dures.
Dernièrement sur le site du Comite de la Jupe, cet article de Claudine BENARD paru le 22/01/2017.
"Dans la dernière campagne du diocèse de Paris pour le denier du culte, les femmes sont invisibles. Si elles forment la plus grande partie des catholiques pratiquants dans les paroisses, elles sont quasiment invisibles sur les affiches, des photos composées et travaillées. Le cléricalisme s’affirme massivement, et seuls des hommes sont les interlocuteurs des prêtres. Sur l’une des affiches, on voit bien des femmes à l’arrière-plan, mais dans de nombreuses paroisses, l’affiche est plus petite sur les panneaux, recadrée et tronquée sur la gauche." pour lire  la suite ...
http://alpha.comitedelajupe.fr/?q=content/diocèse-de-paris%C2%A0-où-sont-les-femmes%C2%A0
Deux années, deux années seulement , séparent ces deux articles.....
Deux années qui voient insensiblement au départ  et,  depuis peu,  de plus en plus fortes les avancées à la fois du cléricalisme triomphant  et du retour décomplexé et adoubé par l'Eglise du mâle dominateur.. 
Ainsi va la vie de l'Eglise catholique Romaine. Quels  sont les codes de sa responsabilité ( le signe ) dans la bonne marche du  monde ? On peut légitimement se poser la question et un sentiment confus qui me vient de je ne sais où, me dit qu'il n'est jamais bon signe pour une société de magnifier l'humain- mâle au détriment de l'humain-femelle....
C'est souvent ll'humain-mâle qui en aura à souffrir car  il est magnifié pour être mieux instrumentalisé.

vendredi 13 janvier 2017

Apportez tout ce qui vit sur leur tombe .......

Apportez tout ce qui vit sur leur tombe
Non seulement des fleurs mais votre espoir
Tout ce qui vit à la lumière de l'espoir
Vos mains et votre chair et votre vue du monde
Immense sans remords sans regrets innocents
Votre coeur qui bat près d'un autre coeur
Apportez tout cela sur cette dérision
Qu'est une tombe ô souvenir filles de la vie.

Paul Eluard  " Poèmes politiques "

La tombe des espoirs féminins d'être un jour ordonnées a été fleurie, un peu rapidement certes, par Pape François, mais ces couronnes portaient le triste ruban d'un NON sans appel.
On peut le regretter. On peut se révolter. On peut pleurer . on peut tout simplement s'en moquer comme de ses premières  coquettes soquettes  à  rayure bleue de pensionnaires. 
On peut tout cela . 
Pour moi je persiste et je signe. 
Ce texte avait été écrit l'année dernière..... il y avait encore de l'espoir. Aujourd'hui autour de la tombe, il y a de la résistance. Tant mieux, celle ci est créatrice de belles amitiés épistolières, de partages et de fidélités .... 
Un blog protestant féministe s'est intitulé " qui nous roulera la pierre".... Nous, les femmes catholiques,  sommes dans ce moment  particulier et fondateur de fidélité inconditionnelle  à Jésus le Christ et à sa Parole . 
Nous SAVONS qu'il est ressuscité, alors .... qu'importe les  dires de la hiérarchie catholique. 
Cette tombe, n'est pas une tombe de MORT, c'est un creuset  de  VIE. Nulle ne pourra pudiquement  voiler l'iniquité de la pierre tombale  car la VIE qui la condamne en jaillit par toutes ses félures.   La dalle  est d'un calcaire si  fragile ,  les gemmes de la Jérusalem céleste lui sont encore tout à fait étrangères. 


Je  reste résolument attachée à l'idée qu'il est nécessaire de militer pour que les femmes puissent vivre l'appel au sacerdoce à l'égal des hommes. Non par un souci d'égalité, d'indifférentiation,( je sais bien qu'une femme n'est pas un homme), mais bien parce que cet interdit au sacerdoce du fait du genre est une discrimination arbitraire que rien dans le message de Jésus et même dans tous les actes de sa vie n'explique ni ne permet d'affirmer. Nous le savons cette discrimination n'est apparue comme telle aux yeux du monde que depuis l'émergence du fait féminin dans la société. Autrefois, il y avait une belle harmonie entre la position accordée par la société aux femmes et celle de l'Eglise , avec même un petit mieux... pour l'Eglise. Aujourd'hui la position de la femme dans l'Eglise est devenue à nos yeux inacceptable, et ce n'est pas en accordant des services de pouvoir aux laïcs et donc bien sûr aux femmes qu'on effacera cette discrimination. En effet, même s'il est louable et tout à fait profitable à l'ensemble de la communauté catholique de conférer aux laïcs des charges décisionnaires, il n'en demeure pas moins qu'est rappelée l'interdiction faite aux femmes de répondre à l'appel du sacerdoce ordonné. ( presbytéral ) . Or, le job est en crise , terriblement en crise et une écoute humble et sereine de cette crise serait de se poser la question, pourquoi ? Que nous enseigne cette crise ? Je me permets de répondre , du fait de cette discrimination. La discrimination n'est-elle pas une offense à la Bible et à la libération de l'Homme ( Mâle et femelle ) par la Croix et la Résurrection ? La complémentarité veut-elle dire qu'un sexe soit au service de l'autre, ou bien que les talents puissent se développer pour le bien de tous ? 
Il n'est pas sûr que les femmes souhaitent devenir prêtres. Et lorsqu'on voit les souffrances des prêtres catholiques , le stress et le manque de considération sociale qu'ils vivent on peut se dire que ce n'est pas là qu'on peut faire "carrière". Mais voilà, il n'est pas, ici, question de carrière mais de don de soi, et cela est-ce que les femmes ne connaissent pas ?
Pour moi l'Eglise attend cette mutation , bien sûr elle engendrerait des évolutions.... Mais n'est-ce pas le sens même de la marche des disciples du Christ vers un accroissement de conscience ? Or, libérer l'homme et la femme de leurs contingence sexuelle pour les faire évoluer dans une égalité de choix n'est ce pas le sens même d'un accroissement de conscience ? J.Lach-Andreae


jeudi 29 décembre 2016

Bon anniversaire ......


Cher Pape François ,
Je vous souhaite un bon anniversaire malgré toute la tristesse que m'a donnée votre déclaration confirmant l'interdiction faite aux femmes de recevoir l'ordination .

Oui je vous adresse mon affection malgré cette dure offense et ce rejet faits à la condition féminine toute entière . 

Et si la blessure est profonde , gratuite , sans fondement théologique , contraire à la miséricorde de Dieu et tout simplement incroyable témoignage du mépris et de la haine que le mâle porte à la femelle dans les arcanes du Magistère, je ne me situerai pas à ce niveau , mais à celui où nous a élevés le sacrifice de la croix , celui de personnes libérées de l'esclavage du péché où il n'y a plus ni homme , ni femme , ni maître ni esclave .
Je vous pardonne cette offense Cher Pape François car vous avez montré au monde et à l'Eglise toute entière que vous savez inconditionnellement AIMER . 

Je vous pardonne car ces paroles ne vous ressemblent pas . Elles sont l'illustration de ce qu'on est réduit à faire et dire pour des raisons " politiques " .
C'est pourquoi je vous adresse à l'occasion de ce 80 ° anniversaire l'expression de l'affection d'une de vos cadettes de cinq ans qui attendait tellement de votre pontificat et s'en retourne déçue certes mais convaincue que la condition féminine toute entière est comblée de grâce par Celui que le Vatican trahit dans l'esprit et dans la lettre .
En effet il y a comme une mise en croix de la condition féminine et cette croix comme toutes les croix dressées dans le monde reçoit bénédictions.
Mais ici , saint Père, ce sont vos filles que l'Eglise crucifie!!!Il est trop tard pour moi pour quitter la communauté catholique , elle m'a trop donné en m'apprenant a l'AIMER , j'ai été façonnée par elle , mais c'est le cœur lourd que je vois que mon Église s'enferme dans un sexisme stérile et stérilisant . Il y a beaucoup à apprendre de la fécondité homme/femme et pas seulement dans les relations sexuelles 

.. Vos clercs sont abuses par leurs frustrations et leurs délires de pouvoir !
Dieu que c'est triste !!!

Bon anniversaire !!!!!

mardi 29 novembre 2016

Humeur post "primaires de la droite"


"Européenne j'étais, européenne je suis, européenne je serai jusqu'à la fin de mon histoire. Car l'Europe EST mon histoire. 
J'ai essuyé pas mal de défaites, sablé le champagne, rêvé et tenu entre mes bras ce rêve de chair et d'espoir, ma descendance est européenne. Je lutterai jusqu'aux grandes portes de mon inéluctable fin pour ce rêve. Ce rêve est l'avenir de mes enfants et petits enfants et de ma France , coeur de mon coeur. 
Ma France est généreuse et raisonnable, car elle sait que pour être généreux, il faut raison garder, mais ma France sait accueillir et s'enrichir de la différence. J'ai aimé l'identité heureuse de Juppé, c'est un concept humaniste 
Ma France a toujours su faire des miracles quand on croyait tout perdu, a toujours su accueillir, partager et soigner les blessés avec le sourire et courage. 
Ma France n'est pas idéologue, elle est LA FRANCE capable de partager avec ses voisins et amis un destin qui hisse ses habitants aux sommets. 
Ma France ne construit pas de murs culturels et cultuels car elle sait que les phares ne sont pas enterrés mais construits près des passes les plus dangereuses pour la navigation. 
Ma France est un phare pas une citadelle." 
 MERDE
à tous les Vauban du présent et de l'avenir,
à tous ceux qui auraient la tentation de le devenir.
Pour ces primaires de la Droite, dont je suis fière, j'ai joué le jeu  loyalement  et j'en ai tiré beaucoup de joies car ces primaires ont été un réel succès d'organisation  . 

Durant les deux dimanches où j'ai tenu les bureaux de vote, j'ai tissé de beaux liens avec mes compagnons de campagne même si nos visions pour la France n'étaient pas toujours en harmonie.
Ces dimanches ont été la preuve que les français sont tout au fond de leur coeur ouverts et courageux.

Je suis centriste, et j'ai soutenu Juppé car il présentait pour moi le projet capable de rassembler les français et de faire échec à Marine Le Pen..
Je suis déçue mais pas revancharde. Une longue vie de militantisme et d'élue locale m'ont appris à savoir encaisser et  rebondir.


Ce dimanche 27 Novembre la droite a choisi une certaine idée de la justice sociale et  de la place de  la France dans l'Europe et dans le monde.
Elle a choisi l'Europe des nations sans vouloir réellement faire un choix. Car elle ne "PENSE" pas l'Europe, elle rêve le passé.
C'est un choix à l'image de son idée de la justice sociale pourtant si éloignée de l'idée que s'en faisaient les gaullistes, un choix à l'image de son refus de l'évolution  sociétale, un choix  nostalgique .
Et même si ce programme est animé par un réel souci de redressement de la nation et d'ouverture sur un futur pour nos jeunes générations privées de travail, avec l'Europe des nations, il enferme les français dans l'idée de leur seul intérêt et oublie que c'est à plusieurs que nous pourrons lutter contre les grandes puissances du moment : la Chine, les USA, la Russie et tous ceux qui font peu de bruits mais s'imposent sur la scène mondiale , le Brésil etc....
 

L'europe des nations est un ensemble sans âme et sans générosité car chacun se concentre sur son seul intérêt, mais rien ne pourra  tuer le rêve de l'Europe. Nos pères l'ont construite, nous la ferons vivre et évoluer contre vents et marées.  C'est un corps vivant, la jeunesse de France et des pays membres  en est le sang généreux. Construire avec les autres n'est oublier ni l'intérêt de ses enfants, ni ses racines, ni sa culture , s'est partager et ensemencer une plus large terre commune.

 N'oublie jamais "Ami" , un rêve brulé  n'est pas un rêve mort, il renait sans cesse de ses cendres. Il suffit de les remuer pour voir les braises et souffler pour que s'élève la flamme. 
Droits dans "nos bottes" nous serons parmi les gardiens de la flamme.




  Alors ?    à bientôt !                  
 


mardi 1 novembre 2016

Mais à quel Dieu croit un clone ?

Je viens de poser un texte sur la politique et les échanges  internationaux.
C'est très important.
Pourtant, je reviens à mes préoccupations habituelles. La condition de la femme dans l'Eglise catholique.
je sais,  certains me diront : "depuis que tu écris sur le sujet,  ne penses-tu pas écrire "en boucle "? "

Certes, mais c'est que le sujet est tellement "bouclé" à double tour dans notre église catholique romaine, qu'affronter le mastodonte de béton revient à tourner avec les trompettes de Jéricho.
Mais la force de notre action est dans  la Foi.  J'ai la Foi ! Nous avons la Foi !
Si Dieu dans l'Ancien Testament a permis que les murailles tombent, il permettra que ce bunker éclate de l'intérieur par trop de suffisance et d'injustice.

Je le crois ! Il  suffit  d'emboucher les trompettes et de tourner... tourner... tourner. Tout est dans le mouvement !.
C'est ce que fait le Comité de la Jupe. Merci à Lui.

Je propose ici, un article signé de la talentueuse Anne Soupa , il a été rédigé et édité en Octobre 2015.
Un an pile.
A l'époque on parlait du synode sur la famille et Monseigneur DUROCHER , enivré par les grands espaces libres de son Canada et l'esprit gorgé d'oxygène proposait qu'on réfléchissât à la place de la femme dans l'Eglise.
Consternant!!!! Ils ont été consternés. Pas un seul pour aider notre valereux champion. Pas un seul pour dire : OK on commence.
Lisez l'article et riez, riez, riez, cette mascarade offerte par la hiérarchie engoncée dans ses certitudes , peu habituée aux grands espaces remplis d'oxygène offre à rire ... oui riez pour ne pas pleurer.

A quelle époque dans un  futur rapproché (?), très éloigné(?), un Pape, se sentira-t-il dans l'obligation morale de faire repentance à l'égard des femmes ?

Exemple : Pour galilée, il a fallu.... comptons.....

1633 la sentance qui condamne Galilée et sa théorie.
2000 la repentance : "Il est donc juste que, le deuxième millénaire du christianisme arrivant à son terme, l'Église prenne en charge, avec une conscience plus vive, le péché de ses enfants, dans le souvenir de toutes les circonstances dans lesquelles, au cours de son histoire, ils se sont éloignés de l'esprit du Christ et de son Évangile, présentant au monde, non point le témoignage d'une vie inspirée par les valeurs de la foi, mais le spectacle de façons de penser et d'agir qui étaient de véritables formes de contre-témoignage et de scandale. »
Quand donc ces coeurs de pierre se feront -ils humanité et abandonneront ils leur mécanisme de clone ?

"

Un synode de clones
Comité de la Jupe

« Vive la différence » scandent les évêques, « elle est voulue par Dieu qui a fait l’homme et la femme. » Belle parole, brandie haut et fort comme le sésame universel. Mais au-delà des mots, comment la différence s’inscrit-elle dans la vie des évêques et dans l’exercice de leur fonction ?
Au vu de ce qui les a occupés pendant les trois dernières semaines, il est à craindre qu’ils en fassent un bien étrange usage. La différence est un excellent « concept »… pour les autres, mais pas pour eux. La preuve ? Elle est inscrite déjà dans le règlement interne de ce demi-synode : aucune femme n’a été invitée à voter les 94 propositions du rapport final. Bigre, je ne rêve pas, parlions-nous vraiment de « famille » dans cette assemblée ?
Mais surtout, à la proposition de Monseigneur Durocher, président de la conférence épiscopale du Canada, de rétablir le diaconat en vigueur dans les premières communautés, et de cesser de considérer les femmes comme des êtres subalternes, personne n’a emboité le pas.
Personne sur les 265 évêques qui ont eu le privilège de voter…
Personne, vraiment ? En fille d’Abraham, je questionne :
N’y en a-t-il pas eu au moins un pour dire à Monseigneur Durocher : « Cher ami, cela fait longtemps que je pense comme vous, je suis heureux que vous ayez fait le premier pas » ?
Pas au moins un pour chuchoter à son voisin : « J’en ai assez de faire vieux jeu, tu ne crois pas que nous avons l’âge d’être de notre temps » ?
Pas un docte pour professer : « Il y a 415000 prêtres et 693000 religieuses dans le monde, il est urgent que des responsabilités réelles soient données aux femmes » ?
Pas un pour se fâcher - oh, si peu ! - et lever le poing : « Nous sommes ici par la volonté de l’Esprit Saint et nous n’en sortirons que lorsque des femmes seront au milieu de nous » ?
Pas un seul pour frissonner devant sa découverte : « Mes bien chers frères, nous prêchons la différence, mais nous ne savons pas ce que c’est » ?
Pas un petit frère de Jésus qui se souvienne de Jésus pour qui les femmes sont des êtres humains à part entière, sans aucune considération de sexe ni de maternité ?
Pas un seul pour confesser, avec une affliction sincère : « Je ne sais même pas le nom de la sœur qui lave mon linge » ?
Pas un esprit sage et chaste pour dire : « Qu’ai-je à me soucier du corps des femmes ? Ne savent-elles pas ce qu’elles font » ?
Pas un simple, au cœur ouvert, qui dise à son voisin : « Tu ne trouves pas que cela manque de femmes » ?
Ni même un Pierre pour renchérir : « Faisons-les venir et nous dresserons trois tentes, une pour nous, une pour elles, et une pour Jésus» ?
Non, pas de Transfiguration dans ce demi-synode. Un petit paragraphe du rapport, le n° 27, reprend la sempiternelle rengaine sur la femme-bonne-à-faire-des-enfants. Triste constat.
Aucun François pour réclamer Claire, pas un Jean de la Croix pour appeler Thérèse, pas un François de Sales pour attendre Jeanne. Aucun émerveillement devant l’autre. La dérobade comme seule consigne. Pardonnez-leur, un clone n’est qu’un clone. Non, vraiment, il n’y avait personne pour ouvrir grand les portes de l’Église aux femmes, sauf Monseigneur Durocher, tout seul avec son plaidoyer chiffonné... 


Et pour ce petit crime d’ignorance envers la moitié de l’humanité, Dieu ne tonnerait pas ? Sodome a été rasée pour moins que cela… Mais à quel Dieu croit un clone ?

Anne Soupa