samedi 28 juillet 2012

COUCOU, voilà mon portrait.

Coucou,

Grâce à Google image, voilà enfin mon portrait.
Ne suis pas je pas un canard de belle apparence?
Ne vous fiez pas à mon calme apparent j'ai  l'oeil vif et de puissantes ailes qui ne demandent qu'à visiter les continents de la vie  .

Coin, coin... à bientôt.

l'incroyable esprit de soumission des femmes catholiques françaises est il réel ?

Dernier canard sauvage, le 9 Juin... bien paresseux ce canard ! Ou peut-être très occupé.

Prendre de la distance par rapport aux "choses", se laisser porter par la bonne humeur sécrétée par le pays qui m'héberge, jouir des rencontres et distiller la joie de tout simplement exister.
Bref, un temps de vacances, un temps de rencontres, un temps de découvertes..

Au sujet des découvertes ?

Un point important, trop souvent négligé par mes réflexions, l'incroyable esprit de  soumission des femmes catholiques françaises.

J'insiste, françaises ! Dans le pays des droits de l'homme, dans le pays qui a fait la révolution, elles gardent la tête couverte, une tête soumise.
Pas dans l'action, elles sont les piliers de cette Eglise. Il n'échappe à personne que sans elles, l'Eglise, la vraie, l'ecclesia  ne marcherait pas. Seule, la hiérarchie, appelons la l'Institution tournerait "manège" en rond, indéfiniment, de plus en plus désincarnée, de moins en moins entendue par la Société, image sur nos écrans cathodiques, de traditions exotiques et  passées.
Oui, les femmes dans cette Eglise jouent le rôle antique des "ventres", l'Institution leur doit le renouvellement des populations chrétiennes, et gloire à elles si elles font "sortir" un prêtre.
En échange, elles jouissent de prérogatives dans la marche des diocèses, reçoivent des lettres de missions toujours sous contrôle d'un prêtre.
Certes   ce n'est pas rien car cela représente un réel progrès de l'esprit de collaboration hommes/femmes, mais qu'en est-il de la reconnaissance de leur réelles capacités de responsabilité et de leur dignité ? 

Pourtant  lorsqu'on pose aux femmes  la question tellement évidente à notre époque où toute ségrégation tend à être abolie :
"Comment pouvez vous accepter d'être définitivement écartées de l'appel à l'ordination pour cause sexuelle ?"
Elles sont généralement ahuries. Cela va de soi. Ce n'est pas la place des femmes. Et lorsqu'on rétorque que certaines femmes se sentent appelées à cette place, un silence éloquent d'incompréhension s'installe. Incompréhension ou prudence ?

Il y a quelques jours, j'ai rencontré une dame fort sympathique, très investie dans le diocèse, ayant famille, et responsabilités professionnelles, rien de la figure compassée de la "grenouille de bénitier".

La question l'a laissée étonnée :
"Nous avons peut-être plus de pouvoirs ainsi" me répondit elle .
Certes, oui. J'en suis intimement convaincue.  Les femmes ont toujours, surtout dans les ménages modestes, joué un rôle considérable de gérante du budget de la famille malgré son incapacité légale, il y a encore peu, donc   de mineure à vie  tant dans la famille que dans la société.
Et aujourd'hui, l'Eglise fait partie des ménages modestes qui ne peuvent regarder au statut de celui ou celle qui oeuvre pour le bien commun.

Et pourtant les femmes ont un jour  demandé plus, le droit à la parole publique, le droit d'apporter leur pierre en toute responsabilité à la famille, à la société.
La société s'est adaptée, a reconnu un statut parental, a établi l'égalité entre le mari et l'épouse.
Et les choses ne s'en trouvent pas mal. Bien au contraire, pour démentir les voix pessimistes qui crient au désastre de la famille, je citerai mes expériences personnelles  de jeunes  couples sereins, féconds, qui oeuvrent à responsabilités égales et font face  en équipe aux difficultés du chemin.

Aujourd'hui dans l'Eglise catholique romaine, les femmes  demandent que soit abolie cette antique discrimination sexuelle qui les écarte sans raisons théologiques de l'ordination.

Y aurait il quelque chose d'incongru à cela ?

Hélas, le christianisme est encore vécu par grand nombres de catholiques comme un lieu où se vit la Foi en Jésus Christ, certes, mais aussi comme une adhésion inconditionnelle à une Institution. Or  comme toutes les Institutions sociales, elle est humaine, donc peut se tromper et se réformer.
Et l'Evangile dans tout cela ?
Jésus Christ a ouvert les portes et les fenêtres d'un monde religieux qui se sclérosait dans la pureté et le formalisme, il donné à chacun la dignité d'enfant de Dieu, il a donné à chacun la responsabilité.
Le Juif priait:
Merci de ne m'avoir pas fait naître femme.

A la question de Nicodème  Jn 3, 4-9
"Comment un homme pourrait-il naître s'il est vieux ? Pourrait il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître" ?
Jésus dit : " En vérité, en vérité, je te le dis : nul s'il ne naît d'eau et d'Esprit ne peut entrer dans le Royaume de Dieu". Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas si je t'ai dit : Il vous faut naître d'en haut. Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit."
Nicodème lui dit : "Comment peut-il se faire? ". 

L'institution est bien à l'image de Nicodème, disciple fidèle  de Jésus, mais dans l'incompréhension totale de dépasser les contingences physiques et biologiques, de réformer les antiques lois nées des nécessités de sociétés dépassées.
Même l'élan magnifique de Paul ne les traverse pas, " Il n'y a plus d'esclaves, d'hommes,  de femmes....ETC... c'est trop pour ces docteurs...

A la question que suis je à ma naissance ?  je réponds une femme.
A la question que suis je par mon baptême? je réponds je suis née à l'Esprit, et non, je suis entrée dans une organisation, même si je suis entrée dans un corps dont le Christ est la tête.



Et les femmes dans tout cela ?
Si elles ne se prennent pas en main et ne condamnent pas la discrimination qui les touche, qui le fera à leur place ?
Il n'est pas pour cela nécessaire que le désir d'être ordonné soit présent, il est nécessaire d'oeuvrer pour
que  les femmes en général, TOUTES les femmes, puissent avoir le LIBRE CHOIX.

Oui, hélas, même parmi les meilleures, les plus engagées, les plus fidèles, il y a cette antique soumission dont la Hiérarchie use et abuse.
Hélas, pour une raison qui m'échappe encore, la Femme est la meilleure ennemie de la Femme....
Mais, je sens que cela va changer. Quoi que, regardons en politique ce qui se passe ...

 Il y a du travail sur l'établi du charpentier de Nazareth, je sens qu'il a besoin d'une aide.

Alors ? Qui veut bâtir avec LUI  dans la Liberté ?

samedi 9 juin 2012

LES URNES

Souviens-toi Jacqueline de tous ces dimanches d'élection qui ont jalonné ta vie.
Souviens-toi Jacqueline de tous ces dimanches de ta vie de famille  que tu as sacrifiés.
Souviens toi du stress du dépouillement , de l'urne, des tours de présence  pour l'émargement, de ton nom représentant le ou la candidat,  des rencontres amicales ou bien agressives  avec les compétiteurs,  de tout ce qui fait la diversité et le bonheur de se frotter à l'autre.
Souviens-t'en,  car demain ce dix Juin, tu vas peut-être voir se dessiner ce que sera le deuxième tour : l'impensable, une France livrée pieds et poings liée, (mais est-elle vraiment  tellement consentante ?) à un seul parti d'opinion.
En effet, que sera le lendemain du deuxième tour si les socialistes l'emportent largement ? Une France dont tous les échelons de décisions seront socialistes et donc sans contre-pouvoir.
Est-ce cela que les Français ont réellement voulu ? Ou bien ont-ils surtout voulu voir partir N. Sarkozy ?
Vers quelle réponse les a-t-on poussés ?



Mes vieux amis s'inquiètent, notre terrain, nous le travaillons comme des paysans, avec patience et amour, nous le connaissons bien notre petit territoire comme  chaque citoyen engagé de France  connaît le sien. Nous n'avons jamais travaillé pour la gloire, celle-ci est réservée aux autres, ceux qui tiennent les leviers, grands ou petits, nous avons travaillé pour qu'un peu de lumière s'insinue entre les blocs qui au fil des décennies se sont gonflés au points d'occulter le paysage et d'en cacher toutes les richesses.

Mes vieux amis s'inquiètent de cette pauvreté d'un genre particulier  qui s'annonce.
Je m'en inquiète aussi, conséquence inéluctable de l'entêtement à garder un mode de scrutin, qui a répondu en son temps aux problèmes des français,  malgré tous les appels du Centre par la voix de François Bayrou à injecter une dose de proportionnelle afin de remédier aux   injustices et aux  injures faites  à la démocratie.
La droite paie aujourd'hui cet entêtement.
la gauche en paiera demain le prix.
En effet, détenir en ses mains tous les leviers de pouvoirs n'est pas facile, comment feront ils pour reporter sur l'autre, cet autre qui a disparu du paysage, toutes les difficultés  du moment ?
Les voix de la raisons pourront elles émerger de cet Iceberg socialiste dont nous voyons les attraits émerger sous les lumières complices des media, mais dont nous ignorons tout des profondeurs obscures.

La France, en ces temps de crise , en paiera le prix fort. HELAS !

Oui, Souviens t'en Jacqueline  car malgré tes déceptions, le feu qui doucement s'éteint, tu ne peux rester les doigts sur la clavier pour critiquer ou te féliciter de  tes soirées culturelles. Il faut entrer en résistance.

Une lumière .....
Beaucoup de femmes chez les centristes. Elles vont au feu. C'est difficile mais  c'est une excellente école.
Je ne le répéterai jamais assez, nous avons besoin de femmes pour légiférer et gérer.
Que nous nous retrouvions en queue des pays démocratiques  pour la participation féminine à la vie politique ne m'a jamais convaincue du désintérêt des femmes pour la politique et dans ce temps de crise, la réponse tombe claire et nette chez les centristes, quand tout semble perdu, seule les femmes apparaissent.
Une chance pour elles, une chance pour nous, montrons leur ce que nous sommes capables de faire.
Allez les "petites..." Nous travaillons pour demain.
A demain.


Musical

Qui  s’est inquiété pour moi : «  Tu pars à Auch ? tu ne t’ennuieras pas ? »
Après « Les claviers en Pays d’Auch », le 15° festival Eclat de voix.


Hier au soir, le 8 Juin ,  la « Flûte enchantée »  par l’Opéra éclaté.
Je connais les productions d’Olivier Desbordes et j’y ai reconnu tous ses travers mais aussi ses qualités d’adaptation au « terrain »
Un certain Don Giovanni a laissé, il y a bien longtemps,  ses traces de « bonheur  esthétique »  par la voix du rôle-titre.
En effet, Olivier Desbordes  donne « sa chance » aux jeunes talents et c’est bonheur car l’enthousiasme et la fraicheur vont bien à la musique de Mozart.

Hier au soir, donc, la fantaisie, le rythme endiablé de la Flûte ont sublimé la sécheresse voulue du décors  et de la pauvreté acoustique de la salle.
Certes, « le Mouzon »  n’est pas vraiment adapté aux voix lyriques,  mais même dans un hangar Mozart sait garder toute sa verve !

Deux voix très mozartiennes, un Tamino convaincant, mais un peu empoté qui   a besoin d’apprendre à se mouvoir et une belle et tragique Pamina qui s’est révélée  dans son désespoir amoureux du second acte. 
Je rêve d’une Marion Tassou en haut de l’affiche, nous avons besoin de voix françaises…
Ah la Reine de la Nuit ! Un petit bout de femme déguisée en pute,  mais superbe et assurée dans ses vocalises . Bien belle reine de la nuit cette Julie Mathevet !!!!

Certainement pas acclamé suivant mérite, alors qu’il se meut superbement, au  risque de choir  dans ses cabrioles, Jean Michel Ankaoua  incarne bien  cet être frustre et combinard  peu enclin à la sagesse et la modération, mais débordant de vitalité. Voix de qualité, réelle présence sur scène.
Et, et, et… mais je ne peux tous les énumérer. Bref, une surprise. Si vous passez par Saint Ceré ou voyez «  La flûte enchantée » à l’affiche, arrêtez vous, cette flûte  est par ses voix vraiment enchantée.

Les costumes ne manquent pas d’invention dans leur simplicité, mais vraiment pourquoi avoir déguisé la Reine de la Nuit en pute et Zarastro en travelo ?  Je n’ai pas compris le message et d’ailleurs ne le cherche plus.  Une rupture esthétique ?

A mon avis le manque de moyens requiert des choix plus simples dans leur lecture, le livret de Da Ponte et la musique de Mozart se suffisent à eux même,  je ne vois pas la nécessité d’un message qui est d’ailleurs un  contre-sens.
La Reine de la Nuit, une reine des putes ? Ouais ….
Zarastro  le " sage des trois temples"  de la Sagesse, de la Raison et de la Nature , travello ?
Il y a quelques fois des masturbations de neurones dont se passeraient les œuvres et le public.
Ce soir « Les Eléments » à la cathédrale.  Une vieille connaissance aussi….
MUSICAL...


Qui  s’est inquiété pour moi : «  Tu pars à Auch ? Tu ne t’ennuieras pas ? »


Eglise de DURAN , le 12 Mai.
Une soirée inoubliable, une de celles qu’on garde au chaud pour les mauvais jours.
Je n’avais rien à  faire ce soir là. Pas d’invitation en vue. Je ne savais rien de ce  festival « Claviers en Pays d’Auch ». Les rumeurs politiques occupaient toute la scène… Bref, seul  le nom de BACH a retenu mon attention.

BACH.  Le trésor de ma vie, le geste d’apaisement à l’âme « tourmentée », le signe d’Espérance  dans ce qu’elle a de plus sublime et de plus humain à la fois.  L’ami qui ne trahit jamais.


J’ai été irrésistiblement attirée. Bien m’en a pris.

Trouver DURAN d’abord. Ce n’est pas difficile, mais j’ai tout à découvrir dans cette nouvelle vie.
Une petite église charmante. Une soirée douce. Un public attentif et mélomane et…un clavecin, copie du seul instrument authentiquement baroque, témoin du grand Bach.
Pour la petite histoire, cet instrument pourrit dans les réserves du Musée de Lourdes, et seule la foi d’un facteur  contemporain  ( dont j’ai hélas oublié le nom - Ah la mémoire !!!) a pu nous réserver cette surprise de taille).


Et deux grands :Nima BEN DAVID  à la viole de gambe et Pierre TROCELLIER  au clavecin (qui avait offert son cachet à Duran.)
Le Gers a des charmes puissants… dont on ne saurait se plaindre.

Un rendez-vous rare, une rencontre entre deux artistes hors normes… propose le catalogue.
Nous n’avons pas été trompés. Quelle soirée !!!!!!


Cathédrale d’Auch, le 13 Mai…

Au cœur de cette matinée musicale  le Grand-Orgue Jean de Joyeuse ( 1694), un des joyaux du patrimoine organistique précise le catalogue.  C’est vrai.
Dans sa mallette aux trésors, la cathédrale recèle les magnifique vitraux  d’Arnaud de Moles, ses stalles sculptées et le Grand-Orgue Jean de Joyeuse que la distance qui sépare la ville d’Auch des grands centres de la facture française a préservé.
Ceci  explique que la cathédrale ait pu conserver, aux XVIIIe et XIXe siècles, son instrument à peu près tel qu’il était sorti des mains de Jean de Joyeuse. A voir et écouter.
Les fidèles de la cathédrale ne s’en lassent pas.

Programme très baroque avec en incise une création de Colin Roche " Après crâne craquelé reste cuir" (  le bien nommé,  il ne restait pas grand chose ) en hommage à André Raison, son illustre prédécesseur (1714)

dimanche 6 mai 2012

Deuxième tour. MoDem où es tu ? Le grand abandon des élus de Midi-Pyrénées.




Il y a déjà plusieurs jours, dès l'annonce du ralliement de François Bayrou,  nous savions que cette soirée serait celle de l'alternance.Celle-ci ne m'alarme guère, et les deux candidats ont fait la preuve dans l'échec comme dans le succès que désormais dans notre classe politique il en est qui savent vivre " l'esprit de la démocratie".

Pas de diabolisation, pas d'acharnement. C'est nouveau et c'est à mettre en exergue.


Pour moi c'est bien, c'est grand. Pour moi c'est ainsi que je vois la politique.

Par contre ce soir, je suis triste pour le MoDem, pour tous ces élus abandonnés par François Bayrou à leur sort dans des régions où il est presque difficile de respirer si l'on n'est  pas socialiste.
Il leur a été beaucoup demandé, ils ont mouillé leur chemise, se sont battus pour gagner des mandats et se battront encore. Mais désormais dans quelles conditions ?





Je respecte les convictions de François Bayrou, elles sont honorables. Mais il n'est pas seul. 

Tout, se construit sur le dévouement des hommes de terrain. Les idées prennent chair par des prises de responsabilités dans nos villes, dans nos circonscriptions.

Les dégâts collatéraux du ralliement personnel de Bayrou à Hollande seront donc pour toutes les énergies centristes de Midi Pyrénées à la mesure de cette décision. Nous aurons bien des années de patience à endurer avant de reconstruire la confiance de nos concitoyens en nos idées et propositions.


J'ai connu un moment terrible en 2007, je lui suis à ce moment là restée fidèle.
Mais deux fois c'est une fois de trop et je me désolidarise totalement de Lui.
"Paris vaut bien une messe" a dit son modèle Henry IV .
Je me demande ce qui a bien valu cet abandon de son aile droite et l'abandon des élus de notre région.



Toute la blogosphère de Midi Pyrénées des MoDem de gauche tresse des couronnes à François Bayrou, et loue son courage et la rigueur de son éthique.


Je leur pose ces questions :
Votre engagement politique se joue-t-il par quelques joutes oratoires dans les quelques m2 de la permanence du parti? Ou bien se joue-t-il dans nos villes, nos circonscriptions régionales avec les conditions particulièrement difficiles qu'il est  inutile d'exposer tant elles sont connues.
D'autre part,"pour vous, être généreux, aimer la France et les Français, c'est devenir socialistes ? Il n'y aurait donc pas de salut moral hors le parti socialiste ?
Alors que ne les aviez vous ralliés avant  !

Croyez vous donc que nous soyons racistes, égoïstes, revanchards ( je me demande de quoi ) enfermés dans une philosophie de la frontière (?), dans la défense du riche, du mépris du pauvre ?


Et si nous étions seulement convaincus que l'analyse de François Bayrou était une analyse juste, que tout ce qu'il a dit du programme de Hollande était vrai, que ce dernier ne positionnerait pas la France dans la modernité ?
Oui, si ce n'était que cela ?
Peut-être avons nous, à vos yeux, écouté beaucoup trop attentivement le programme de François
BAY
ROU et y avons nous naïvement cru!

mercredi 2 mai 2012

Coup de gueule....




Cher François Bayrou,





Je vous suis fidèle
depuis des décennies.


Ce fut parfois un vrai chemin de chèvres sur une ligne de crêtes et j'ai cru m'y essouffler.
Mais je suis restée car je le savais bon pour la France et les français.
Aujourd'hui, les prises de position  qui se croisent sur la toile me laissent perpl
exe, êtes vous toujours le capitaine de ce navire? Qui tient de gouvernail, qui s'occupe des voiles...


Ces prises de position ne m'influenceront pas. Les centristes sont des "personnes libres et responsables". Je serai donc libre et responsable comme je l'ai toujours été.
Mais il me faut un certain sang froid, je vous l'avoue, pour rester dans un parti où tout le monde parle et clame à tous vents ses choix avant que vous ne vous soyez positionné.

D'ailleurs ce choix je l'ai déjà fait. Et moi aussi, je vais le dire... N'en déplaise aux uns et aux autres, je voterai pour celui dont le programme économique sera le plus près du votre.
Le reste n'est que propagande, elle se répand dans les deux camps.
Et comme toute propagande elle ne relève pas le niveau de réflexion politique des électeurs.En effet, les paroles passent, les réalités économiques sont têtues et le seront longtemps.

Alors pourquoi écrire ce choix ?
Parce que certaines idées véhiculées sur la toile me gênent. On parle de division, d'union,  de candidat de division, de candidat d'union.....
Division ? Vous avez dit division  ? 
Union  ?  Selon vous, l'union serait donc  d'être tous socialistes, à travers tous les échelons des institutions françaises ?

Unité ou totalité ? Pensée "totale"- "globale" ? Définissez votre pensée.
Moi, je n'ai jamais oublié ce jour où, à Toulouse, abandonné par ses troupes et bien seul sur l'estrade,  François, digne, vrai, habité a lancé :
" Quand on pense tous la même chose c'est qu'on ne pense pas !" ( pardon François ma mémoire n'est pas toujours fiable et ce n'est pas du mot à mot ).
J'ai aimé et vous ai suivi.

Autre réflexion  :
 Comment allons nous, chers militants  vivre la troisième mi-temps ? Le temps des législatives ?
Croyez vous que cette France entièrement socialiste aura besoin d'un allié supplémentaire centriste ?
Comment allons nous négocier cela ?
Car la politique est d'abord réalisme.
Mais, je sais être aussi idéaliste, et dans ce pays qui semble voué à se réfugier dans les extrêmes, je vous pose la question : "
ne pensez vous pas que notre existence au Centre puisse être une réponse positive pour la France et les français " ?

Comment allons gagner des villes, regagner des Régions, des départements ?
C'est cela "faire de la politique" en démocratie : donner au peuple des outils pour instaurer  un dialogue, une alternative, une alternance.
   
Mais le danger n'est pas où on croit le voir. Il est dans la démission de la pensée politique.
Des militants politiques  qui se laissent mener par les choix de ses media mettent  en danger l'idée même du "faire de la politique".
Pour le militant,  puissant ou simple pion , la base même de l'action politique  repose sur une réflexion nourrie et partagée,  construite sur  le courage d'aller à contre courant, de parler au risque de déplaire.
Si nous ne sommes pas capables de faire cela, il faut se démettre.

Il y a eu abus de pouvoir des media. Je ne les stigmatise pas, je constate. Je l'ai constaté lors des débats du premier tour.
Il y a eu enivrement, fuite en avant dans un jeu virtuel.  Il y aura des repentirs.
En effet, les journalistes - que je respecte profondément, pas de démocratie sans eux - sont là pour nous informer non pour nous "configurer".
Mais l'abus constaté, n'excuse pas de se laisser mener  par le bout du nez.
J'entre donc en réaction. En fait cette campagne n'aura été qu'un vote de "contre- à- contre " .
C'est triste...

Cher François, je connais votre sagesse et je m'en inspire souvent. Un philosophe cultivé , c'est vraiment ce dont nous avons besoin dans cette chienli, et durant cette campagne, par votre discours  nourri  et sans complaisance . vous avez montré de réelles qualités de chef d'état. 
Je vous garde ma confiance.

Et vous dis mon amitié.